Qu’est-ce que l’exploration urbaine ou l’urbex ? Définition et Présentation !

L’urbex, contraction des mots exploration urbaine (urban exploration en anglais) consiste en l’exploration de structures artificielles, de ruines et de bâtiments abandonnés par l’homme. Difficile de donner une définition précise du terme tant la discipline est vaste. La photographie et l’intérêt historique sont souvent deux composantes très présentent dans cette pratique.

L’urbex est aussi communément appelée infiltration, bien que certaines personnes considèrent que l’infiltration soit étroitement associée à l’exploration de sites actifs ou habités. Nous considérons qu’il s’agit d’une ligne blanche à ne pas franchir dans notre discipline.

L’exploration urbaine peut aussi englober d’autres disciplines comme la spéléologie urbaine, l’escalade urbaine, la cataphilie, etc. Bien évidemment la nature de cette activité présente divers risques, y compris des dangers physiques et la possibilité d’arrestations et de sanctions judiciaires. Certaines activités liées à l’exploration urbaine peuvent violer les lois et être considérées, au minimum, comme des effractions.

Urbex : les sites à l’abandon

L’exploration de bâtiments abandonnés est peut-être l’exemple le plus courant de la discipline. Bien souvent, ces lieux abandonnés, bien connus de la population locale, sont laissés à l’abandon depuis plusieurs années. Recouverts de graffitis et ayant subit de nombreux actes de vandalismes ils peuvent représenter un réel danger pour les personnes s’y aventurant.

Heureusement, certains sont parfaitement conservés et jalousement conservés par de petits groupes d’initiés. Parcs d’attractions, silos, usines, centrales électriques, maisons, châteaux, manoirs, hôpitaux, sanatoriums, bunkers, écoles, métros, souterrains, etc. Les exemples sont nombreux.

Urbex : l’histoire de l’exploration urbaine

Cette pratique a pour ainsi dire toujours existé mais prend de l’ampleur depuis quelques années. En France comme à l’étranger, les explorateurs urbains chassent sur le terrain ou sur internet de nouveaux lieux à explorer.

urbex batiment architecture

C’est Ninjalicious qui donne ce nom à cette activité dans les années 90 pour désigner l’exploration de lieux plus ou moins abandonnés, de lieux souvent interdits au public ou de lieux dont l’accès est assez difficile. L’Urbex regroupe différentes familles d’explorateurs : les toiturophilies, les cataphiles, etc.

En dehors de France, au Japon par exemple, cette discipline est également très développée. Les haikyo (les ruines) sont nombreuses compte tenu de l’industrialisation rapide du pays et des dommages subits durant la Seconde Guerre mondiale. La bulle immobilière des années 80, le tremblement de terre et le tsunami de Tōhoku 2011 ont aussi laissé derrière eux de nombreux vestiges.

Urbex : les amoureux des vieilles pierres côtoient les photographes amateurs

De nombreux explorateurs trouvent ces lieux decay et inhabités profondément beaux. Certains, photographes amateurs documentent ce qu’ils voient ; certains en font même commerce ou exposent leurs plus belles prises.

Les sites abandonnés sont également populaires parmi les historiens, les défenseurs du patrimoine, les architectes, les archéologues, les ingénieurs ou encore les chasseurs de fantômes.

Urbex : une popularité grandissante

L’augmentation de la popularité de l’exploration urbaine peut être attribuée à une attention accrue des médias et au développement des réseaux sociaux.

Des émissions sur Discovery Channel, MTV ont rendu la discipline populaire auprès du grand public. Les émissions sur les chasseurs de fantômes, comme The Paranormal Society ou Ghost Hunters, ne sont pas non plus étrangères à cet engouement. Depuis 2006, de nombreux films plus ou moins centrés sur l’urbex, sont également sortis au cinéma. La série documentaire Cities of the Underworld, diffusée sur History Channel a également contribué à populariser la discipline.

Urbex : règles et sécurité

La règle tacite de l’exploration urbaine est « ne rien prendre si ce n’est des photographies » et « ne laisser aucune trace si ce n’est des traces de pas ». Les vrais explorateurs mettent en effet un point d’honneur à ne rien dégrader. Certains tentent même de protéger certains lieux en les refermant ou signalant certaines intrusions auprès des autorités ou de leurs propriétaires.

Malheureusement, beaucoup de pseudos explorateurs urbains n’ont que faire de ces règles. Ces personnes, en manque de sensations fortes, n’hésitent pas à fracturer certains lieux et les dégrader. Se mettant souvent en danger, ces personnes font malheureusement assez souvent la une des faits divers et dégradent l’imagent de cette discipline.

Comme nous le disions précédemment, cette pratique n’est pas sans danger. Beaucoup de structures abandonnées sont dangereuses : structures instables, planchers vermoulus, verre brisé, présence de produits chimiques, amiante, etc.

L’Urbex est bien évidemment interdite en France. Ces interdictions sont notifiées par décrets, arrêtés préfectoraux, ou règlements internes de certaines administrations. Par définition, l’Urbex est une activité clandestine, rare et peu connue. Cependant, l’exploration urbaine existe depuis les années 80.

Urbex : le matériel de tout bon urbexeur

Tout bon urbexeur se doit d’avoir de bonnes chaussures. Pour explorer du bon pied, cet élément est indispensable. Il faut également un sac à dos plus ou moins grand en fonction de ce que l’on met à l’intérieur. Dans ce sac à dos, ajoutez au moins : une lampe torche, une projecteur, une boussole, une trousse de premier soins, des gants et une gourde. Si vous aimez faire de la photo, ajoutez-y une bon appareil reflex, quelques objectifs et un trépied.

Enfin, si vous êtes amené à vous déplacer en hauteur, pensez à ajouter un baudrier, des cordes et les mousquetons qui vous seront nécessaires durant votre exploration.

Urbex : les cataphiles

Ce site est bien entendu centré sur les explorations de souterrains et principalement des souterrains de Lyon. On appelle cela génériquement la cataphilie. Le cataphile est une personne qui aime explorer des galeries souterraines telles que des catacombes, des mines, des souterrains, de galeries, carrières, tunnels de transports, bunkers souterrains sont leurs lieux de prédilection.

urbex cataphiles souterrains

Bien évidemment, le réseau souterrain le plus connu est sans nul doute les catacombes de Paris. Ce réseau d’environ 280 kilomètres de long est un système de tunnels complexes. L’accès est illégal depuis le 2 novembre 1955. Tout contrevenant s’expose à une amende de 60 euros.

Certains explorateurs préfèrent la tranquillité de souterrains de drainage ; par exemple. Ici, les risques sont liés à la montée des eaux et l’accumulation de gaz toxiques, etc. D’autres se passionnent pour les métros abandonnés, les carrières ou encore les mines abandonnées.

Urbex : le roof-topping

Les personnes pratiquant le roof-topping s’appellent des toiturophiles. Les toiturophiles aiment explorer des lieux en hauteur dans le but de découvrir de nouveaux paysages et de prendre des photos exclusives. Les toitures sont des éléments du patrimoine en général hors de porté. C’est également ce qui attire les toiturophiles.

Cette discipline est très présente dans les médias du fait de son approche sensationnaliste mais aussi des prises de vue diffusée. Particulièrement dangereux, le roof-topping nécessite une condition physique irréprochable.

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